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Notre Histoire

Bien avant notre histoire personnelle, la vigne était présente dans le Blayais. Dans le livre

Le vin de Blaye "Les Cahiers de Vitrezais" (Johel Coutura), il est mentionné la présence de vignes au Gratte Cap (1581) et d’un chai à Mazerolles (1641).

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Notre histoire viticole familiale, localisée entre Cars et Saint-Martin Lacaussade sur les lieux-dits "Les Rousseaux" et "Mazerolles", s'étend de 1850 à nous jours.

Aujourd’hui, nous avons à cœur de perpétuer cette tradition viticole transmise de génération en génération, en élaborant des vins de qualité, dans le respect de nos terres.

"Souvenir des Vendanges 1912, Les Rousseaux, Cars", Archive personnelle (AP)

A droite, debout, la main dans la poche, Alexandre Ardoin, 2e génération. Debout à sa droite, Adrien, son fils aîné.

1850

Mariage de Laurent Ardoin (1822 - 1905)

et Elisabeth David

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Ils s'installent aux Rousseaux, à Cars, avec seulement quelques hectares de vignes.

 

Ensemble ils ont deux enfants, Jeanne décédée à 13 ans et Laurent dit Alexandre, né en 1866.

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Pendant 50 ans, le domaine grandit peu à peu et Alexandre s'investit sur la propriété avec ses parents.

Acte de mariage de Laurent Ardoin et Elisabeth David, le 04 novembre 1850,

Archive personnelle (AP)

1904

Alexandre Ardoin (1866 - 1940) achète

la propriété de Mazerolles

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Alexandre achète une propriété d’environ 5 hectares au lieu dit « Mazerolles » situé sur la commune de Saint-Martin Lacaussade. Les deux propriétés (les Rousseaux et Mazerolles) sont très proches puisqu’à peine distantes d’un kilomètre. La qualité du terroir de ces 5 hectares était déjà reconnue : la 2ème édition FERRET (Bordeaux et ses vins), en 1868, répertoriait ce domaine viticole en cru bourgeois.

 

La demeure, construite en 1856, est ce que l’on a coutume d’appeler dans notre région une « demeure bourgeoise ». Elle domine l’estuaire de la Gironde et, de là, on aperçoit le Médoc et plus particulièrement les vignobles de Saint-Julien et de Pauillac.

A l’arrière de la maison se trouve un chai à barriques semi enterré permettant ainsi d’être dans les meilleures conditions de température et d’hygrométrie nécessaires à l’élevage de nos vins.

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Alexandre vend son vin sous la dénomination "Cru Gayet", que l'on peut toujours apercevoir sur le linteau du cuvier, construit avec les chais en 1928.

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Avec son épouse, Marie Brignon, ils ont deux fils : Adrien, décédé des suites de la première guerre mondiale en 1919 et Jean, dit Pierre, né en 1909.

Alexandre Ardoin en 1913, AP

Evolution de la maison de Mazerolles au fil des ans

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Année de construction gravée sur la maison, AP

1920, On aperçoit Alexandre Ardoin au loin, AP

Les chais ne sont pas encore construits et il y a des vignes dans le jardin.

Etiquette "Cru Gayet", années 1930, AP

Années 1950, AP

L'électricité est arrivée à Mazerolles !

1932

Pierre Ardoin (1909 - 1950) prend la suite de son père

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En 1932, Pierre et Laure se marient et s'installent à Mazerolles. Ensemble, ils font fructifier le domaine avec l'achat de plusieurs parcelles de vignes et bâtiments.

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De leur union naît Laurent, en 1933.

Mariage de Pierre et Laure Ardoin en 1932, AP

Pierre, Laure et leur fils Laurent devant la maison de Mazerolles en 1944, AP

Années 1950, AP

Vue des vignes de Mazerolles et des chais accolés à la maison, construits en 1928.

1957

Laurent Ardoin (1933) restructure la propriété

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Après le décès prématuré de son père, Laurent, prend la relève très jeune avec l’aide de sa mère. En effet, il est à la tête du domaine dès 1957.

 

Après son mariage avec Jeanne, Pierre naît en 1962. L’exploitation s’enrichit en 1968 de 3 hectares supplémentaires situés sur une belle croupe, juste derrière les bâtiments du domaine.

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Suite au gel de 1956 qui détruit presque toutes les vignes, Laurent et Jeanne s’emploient à restructurer toute l’exploitation et les chais afin d’en faire une propriété plus fonctionnelle. 

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Suite à un différent avec un autre viticulteur utilisant le nom de « Gayet », Laurent Ardoin crée le nom de « Cap Saint-Martin » en 1966. Il s’agit d’une partie du nom d’une parcelle située au « Gratte Cap » et du nom de la commune « Saint-Martin ».

Mariage de Laurent et Jeanne Ardoin en 1958, Archives personnelles

1956, AP

Vue de la maison sous la neige depuis le portail lors de l'hiver glacial de 1956.

Laurent dans le chai à barriques,

Vendanges 1982, AP

1964, AP

Le petit Pierre s'amuse devant la maison.

1973, AP

La maison en couleur !

1983, AP

Etiquette "Château Cap Saint-Martin" 1968, AP

1990

Pierre Ardoin (1962) revient à la propriété

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En 1990, après avoir obtenu un diplôme en œnologie, Pierre, fils de Laurent et Jeanne, revient au domaine. Béatrice, son épouse et également œnologue, le rejoint en 2000 pour poursuivre le travail de plusieurs générations.

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De 2013 à 2024, ils agrandissent la propriété, qui s’étend désormais sur 27 hectares de vignes situées tout autour de la maison (la parcelle la plus éloignée se trouvant à moins d’un kilomètre).

Au cours des 25 dernières années, ils ont œuvré à faire reconnaître la qualité de nos vins en développant la distribution commerciale.

Aujourd’hui, l’ensemble de notre production est commercialisé en France, en Europe du Nord et en Asie.

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Alors que la lignée se composait jusque-là principalement de fils, souvent héritiers uniques, Pierre et Béatrice ont ouvert un nouveau chapitre en accueillant trois filles : Myriam, Hélène et Laure.

Pierre et sa mère, Jeanne, vendanges 1985, AP

Pierre et Béatrice Ardoin dans le chai à barriques, en 2022  © Nicolas Duffaure photographe

Mazerolles 99.png

Pierre, Béatrice et leurs 3 filles, devant la maison,

en 1998, AP

2006, AP

les filles 2015.png

Myriam, Hélène et Laure devant la maison, en 2015 

© Philippe Castex photographe

2026

Laure Ardoin-Melin (1995) succède

à sa mère

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En 2026, je reviens sur les terres familiales pour poursuivre un héritage transmis depuis six générations, en prenant la relève de ma mère, Béatrice. Mon père, Pierre, continue son travail de vigneron avec passion.

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Soutenue par mon mari, Corentin, je m’engage à développer et faire vivre le domaine, avec l’espoir d’offrir à nos deux fils la liberté d’y trouver leur place un jour, s’ils le souhaitent.

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Il reste encore tant à imaginer et à construire pour faire connaître notre château à un public plus large : le défi de ma génération est de poursuivre ce qui a été patiemment bâti, tout en l’inscrivant dans les dynamiques contemporaines : communication digitale, responsabilité environnementale et diversification des activités.

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Laure chai 2015.png

Laure, vendanges 2002, AP

Laure dans le chai à barriques, en 2015

© Philippe Castex photographe

Laure et ses grands-parents, Jeanne et Laurent,

en 2015 © Philippe Castex photographe

Laure et Corentin avec leur fils aîné Augustin,

en 2022 © Nicolas Duffaure photographe

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